Trois astuces vertes pour une eau plus bleue

Symbole de la vie et de la nature, l’eau est devenue aujourd’hui un facteur clé du développement durable et un véritable enjeu économique et sanitaire. Alors que l’eau douce représente seulement 3 % des ressources en eau de la planète, la réserves en eau renouvelable a chuté de 17 000 à 7500 m3 par personne entre 1950 et 1995 et devrait tomber à 5100 m3 en 2025. Il existe pourtant des solutions simples et efficaces pour ralentir la chute et réaliser de substantielles économies.

1/ Je récupère l’eau de pluie

Selon l’Enquête sur l’eau publiée en 2008 par le ministère de l’Agriculture, le prix moyen du m3 d’eau varie de 2,20 à 4,30 € selon les départements, soit un coût moyen de 3,39 € en France. Longtemps pratiquée par nos aïeuls, puis abandonnée, la récupération des eaux de pluie permet aujourd’hui de réaliser des économies significatives. Thierry Waret, directeur de Ciéléo, une entreprise spécialisée en solutions de récupération, d’économie et de filtration de l’eau, explique : « L’arrosage d’un jardin nécessite en moyenne de 15 à 20 litres par m2 arrosé, un lave-linge consomme entre 40 et 120 litres par cycle selon l’ancienneté et le modèle, etc.. L’eau de pluie réutilisée pour les toilettes, la machine à laver, l’arrosage du jardin ou encore le lavage de la voiture, permet d’économiser jusqu’à 50 % d’eau potable. »

2/ J’installe des dispositifs hydro-économes

Les systèmes de mousseurs sur les robinets, de pommeaux de douche économiques, de réducteurs de débit, de double commande sur les chasses d’eau ou d’éco-plaquettes dans les réservoirs des toilettes sont autant d’équipements à faible coût qui génèrent jusqu’à 50 % d’économies sur la consommation d’eau. Ces dispositifs hydro-économes comme on les appelle contribuent à préserver les ressources naturelles, à faire baisser la facture d’eau, mais également à alléger la consommation énergétique puisque la production d’eau chaude est moins sollicitée.

3/ Je filtre l’eau

Soucieux de leur santé et alertés par les scandales alimentaires, les Français accordent une vigilance grandissante à la provenance et à la qualité des produits alimentaires. Mais se demande-t-on, en ouvrant un robinet, si l’eau que l’on utilise chaque jour pour boire, préparer la cuisine ou se laver est irréprochable ? Partout, c’est le même refrain : « L’eau du robinet est formidable, même les nourrissons peuvent la boire… ». Pourtant, même si les taux de plomb ont été revus à la baisse, passant de 25 microgrammes par litre à 10, 2 à 3 millions de foyers continuent à consommer une eau trop chargée en plomb. Thierry Waret a ainsi pu constater une teneur en plomb de 75 microgrammes par litre dans un immeuble parisien, soit 7,5 fois plus que le taux admis. L’installation d’un filtre a permis de réduire cette teneur à 4 microgrammes. Les pesticides, les métaux lourds, le chlore, les polluants ont des conséquences diverses, plus ou moins graves pour la santé : sécheresse et démangeaisons de l’épiderme, irritation des voies respiratoires, retard de croissance et de développement chez les jeunes enfants… Plus économiques et écologiques que les bouteilles d’eau, des filtres et cartouches de filtration permettent de purifier l’eau. Un message clair comme de l’eau de roche !