Faire ses courses à moindre coût grâce aux épiceries solidaires

Depuis les années quatre-vingt-dix, les services sociaux orientent les individus aux revenus modestes vers des épiceries solidaires. Ces magasins leur proposent des produits variés et de qualité à petit prix.

À l’heure où 8,5 millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire*, les réseaux d’aide alimentaire deviennent de précieux alliés pour manger à sa faim. Parmi eux, plus de cinq cents épiceries sociales et solidaires. Les premières dépendent des municipalités et communautés de communes tandis que les secondes font appel à des financements croisés d’individualités et d’associations.

Comment ça marche ?

Gérés par l’Andes (Association nationale de développement des épiceries solidaires), ces espaces aménagés en libre-service proposent des aliments à moindre coût (entre 10 et 30 % du prix initial) aux individus dans le besoin. Y sont vendus des produits de consommation courante (laitage, viande, conserves, etc.) principalement fournis par les banques alimentaires. Depuis 2008, l’Andes attache une attention toute particulière aux fruits et légumes, souvent délaissés par les plus défavorisés. Afin de limiter les problèmes de santé liés à une alimentation non équilibrée (obésité, hypertension, cancers…), l’association récupère et distribue les fruits et légumes invendus sur les marchés de gros. Une manière d’aider son prochain tout en combattant le gaspillage alimentaire.

Pour les bas salaires

Le but des épiceries solidaires est de lutter contre l’exclusion sans favoriser l’assistanat. Les principaux bénéficiaires sont en effet des travailleurs précaires, des familles monoparentales, des étudiants ou des retraités aux faibles revenus qui n’assument pas de demander de l’aide, souhaitent choisir eux-mêmes leur nourriture et, surtout, la payer, même pour une somme symbolique. Dans ces épiceries du cœur, ils trouvent également une oreille attentive auprès des bénévoles, ce qui leur permet de tisser des liens et de sortir la tête de leurs problèmes quotidiens.

* selon une étude de l’Insee de 2012

Infos pratiques : www.epiceries-solidaires.org