Consommer autrement au jardin

Nous sommes tous des consommateurs. Même quand nous produisons nos propres légumes, il nous arrive de faire un peu trop d’achats pour les cultiver. Il est peut-être temps de prendre de nouvelles habitudes. Cette année, la Semaine du développement nous invite à consommer autrement. Le gaspillage et les dépenses inutiles ne sont en effet bénéfiques ni pour notre porte-monnaie ni pour l’environnement. Notre comportement face aux magasins et aux publicités peut aussi porter ses fruits au jardin. En cultivant de bonnes relations de voisinage, en allant à la rencontre des autres et en encourageant la générosité, nous mettons en place les racines d’un avenir plus fleuri.

Un pour tous

Malgré leurs avantages certains, il existe de nombreux outils qui sont loin d’être utilisés quotidiennement, comme les broyeurs végétaux par exemple. Pour éviter qu’ils ne dorment pendant des mois dans une remise, il est possible de les acheter à plusieurs et de les partager, répartissant ainsi les frais d’achat entre plusieurs copropriétaires. Évidemment, ce type de pratique ne peut être mis en place qu’avec des personnes de confiance et en établissant au préalable un planning : il serait dommage que tout le monde se précipite dessus au premier week-end de beau temps !

À la foire

Les bourses de plantes et autres foires au troc sont autant de bonnes occasions pour diversifier ses plantations à moindres frais. Ces rassemblements permettent d’échanger conseils, semences et boutures diverses, tout en redistribuant un éventuel surplus de production. Il faut bien sûr prendre soin d’étiqueter chaque pot pour identifier son contenu et les plus avisés s’y promènent carnet en main. Même les jardiniers débutants, qui viennent donc les mains vides à ces rencontres, peuvent parfois repartir avec quelques boutures généreusement offertes !

Ce qui est à toi…

Alors que certaines personnes disposent d’un terrain qu’elles ne peuvent entretenir, faute de temps ou d’énergie, d’autres restent pendant des années sur liste d’attente pour obtenir une parcelle dans un jardin partagé communal. Les frontières de la propriété privée deviennent heureusement de plus en plus floues et il arrive maintenant régulièrement que d’heureux propriétaires invitent de joyeux jardiniers à travailler dans leur jardin, en partageant la récolte en parts équitables. Tout le monde y trouve son compte et les friches abandonnées ne seront peut-être bientôt plus qu’un lointain souvenir.

À la porte

Certaines années, les plantations s’avèrent plus généreuses… voire trop généreuses. Plutôt que d’arracher les plantes surnuméraires pour enrichir le tas de compost, il est possible de les distribuer autour de soi. L’association Les Incroyables comestibles, présente sur tout le territoire français, nous invite même à déposer devant nos portes des bacs remplis de légumes ou de fleurs en libre-service. Chacun est ainsi libre d’y puiser selon ses besoins, sans gâchis. La solidarité commence donc au jardin et se poursuit dans la rue.