Ces emplois non pourvus

Alors que le chômage atteint des records historiques, de nombreuses entreprises peinent à trouver des candidats pour certains postes. Arrêtons-nous sur quelques-uns de ces métiers porteurs.

Au premier trimestre 2014, 11 % des offres de postes proposées par les entreprises privées sont demeurées non pourvues, d’après le bilan tiré par l’Observatoire du Medef. Mais alors qu’on pourrait penser que seuls des métiers jugés ingrats ne trouvent pas preneur, les résultats de cette enquête incitent à revoir sérieusement ses orientations professionnelles.

En tête de ces emplois délaissés, on retrouve par exemple les postes d’employés et d’agents de maîtrise de l’hôtellerie qui regroupent tous les métiers permettant de faire tourner un établissement. Or, face à l’essor du secteur depuis une dizaine d’années, notamment en Île-de-France et dans le sud-est du territoire, le besoin de main-d’œuvre est permanent.

Toutefois, les conditions de travail difficiles inhérentes à ce secteur rebutent les candidats. Outre une part importante d’emplois saisonniers et un turnover élevé, il faut aussi faire preuve de flexibilité dans ses horaires. Il n’empêche, l’hôtellerie offre de multiples débouchés pour les demandeurs d’emploi, spécialement ceux qui sont peu qualifiés. D’autant plus que les rémunérations à la clé ne sont pas négligeables. Un maître d’hôtel passé par un CAP Restaurant ou un BTS Hôtellerie-restaurant peut espérer gagner entre 2 000 et 2 700 € bruts selon le type d’entreprise, tandis qu’un réceptionniste ayant suivi le même type de cursus pourra percevoir entre 1 400 et 1 700 € bruts. À noter : pour découvrir les métiers de l’hôtellerie, rendez-vous sur www.metiers-hotel-resto.fr

En manque de commerciaux

À en croire les statistiques de l’Observatoire du Medef, les entreprises rencontrent des difficultés pour pourvoir les postes d’attachés commerciaux et recherchent encore plus de cadres commerciaux.

Ces métiers sont pourtant accessibles à partir d’une large palette de formations, allant du simple baccalauréat jusqu’au Bac+5 de Manager en ingénierie d’affaires, en passant par de multiples BTS et licences professionnelles spécialisés.

Dans ce cadre, le poste d’attaché commercial fait en général office de tremplin pour commencer sa carrière, en touchant tout de même entre 1700 et 2 300 € bruts de salaire fixe, sans compter les commissions. Sa mission est de fidéliser les anciens clients et d’en séduire de nouveaux. Vendeur dans l’âme, le commercial doit aussi cerner les besoins de ses interlocuteurs pour faire grimper le chiffre d’affaires de la société, tout en se montrant responsable eu égard aux enjeux financiers en présence. Ce secteur offre enfin une évolution de carrière rapide vers des postes de cadres tels que responsable des ventes, voire directeur commercial.

Beau travail

Face au décalage entre les aspirations professionnelles des demandeurs d’emploi et les besoins des entreprises, le Medef a lancé un programme intitulé « Beau travail », qui vise à médiatiser cent quinze métiers en attente de recrutement, à travers des spots télévisés et un site internet dédié.

Sur www.beautravail.org, vous pouvez ainsi découvrir en détail tous ces emplois auxquels vous n’avez jamais pensé ! Citons pêle-mêle, le métier de conducteur de train de marchandises, de cordiste, de technicien électronicien et de modeleur. Chaque poste bénéficie d’une fiche descriptive comportant les compétences et connaissances à avoir, les formations permettant de les obtenir, le témoignage vidéo d’un salarié et dispose d’un lien vers les offres de Pôle emploi existant en ce domaine.